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Bâtir sur le roc !

6 septembre 2021 - Editoriaux

« … quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison : elle n'est point tombée, parce qu'elle était fondée sur le roc. Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison : elle est tombée, et sa ruine a été grande. » (Matthieu 7, 24-27)

Ce passage de l’Evangile de Matthieu, souvent choisi par les couples qui préparent leur cérémonie de mariage, nous interroge tous et toutes… par exemple en questionnant comment nous avons bâti notre vie d’Eglise, nos relations entre églises et entre membre d’Eglise. Sur le « sable » de la méfiance et de l’indifférence ? Sur le « roc » de la Confiance et de l’Espérance ? En effet, s’il est distrayant de construire des châteaux de sable lorsque nous sommes en vacances sur les bords de la mer – comme certains ont peut-être pu le faire cet été -, il n’en va pas de même dans nos relations paroissiales ou inter-paroissiales, surtout, hélas, à l’intérieur d’une même famille ecclésiale.

Ici, dès le départ, il nous faut élever une Maison commune, bâtir une relation durable, sur de solides fondations : des fondements pas seulement théologiques ou bibliques, mais aussi éthiques, pratiques, économiques… et surtout fraternels. Ou sinon, notre construction commune, finira à la longue par être emportée par un coup de vent plus fort que de coutume ou une brusque montée des eaux, un déluge de mots ! Et là, n’accusons pas le Ciel ou l’air du temps, mais regardons nous plutôt dans le blanc des yeux ; non de ce regard qui s’imagine pouvoir déceler les « poutres » présentes dans l’œil des autres, mais d’un regard qui saura reconnaître comme faute, le manque d’égard vis-à-vis de ces autres frères, ceux d’à côté ou les plus éloignés.

Alors oui, sur quoi avons-nous bâti nos vies d’Eglise ? L’équilibre financier ? Des assemblées dominicales plus nombreuses ? Des activités diverses et variées ? Une catéchèse heureuse ? Ou sur la Foi, l’Espérance et l’Amour ? Sur quel fondement avons-nous construit nos projets, sur quel « roc » avons-nous appuyé nos choix, nos décisions ou nos engagements, personnels ou communautaires ? Le roc de la patience, le roc de la confiance, le roc du respect de la différence, le roc du pardon donné ?

Quant au « roc » qui m’importe, sur lequel j’aspire depuis plus d’un quart de siècle à bâtir mon ministère… ce n’est pas que nos temples soient pleins ou nos appels à contribution atteints, mais qu’un lien puisse se tisser entre chaque fidèle, même les plus éloignés, fût-il par la seule main (tendue) d’un ministre voyageur plus qu’évangélisateur.

Enfin, « Bâtir sa maison sur du roc », comme nous y invite ici ce passage de Matthieu 7, veut aussi dire que notre vie et notre vie en Eglise aussi, doit se construire sur le Christ, sur sa Parole, une Parole qui nous dit : « Je Suis le Chemin… la Vie », c’est-à-dire le mouvement, le renouvellement… la Résurrection. Et ici savoir se relever, relever l’autre, nous relever les uns les autres… cela veut dire sans cesse construire ou reconstruire notre Maison commune avec les pierres vivantes de notre Espérance, le réel et pas le virtuel… et avec le Pardon comme ciment. Mais, pour autant, n’oublions pas que la plus solide des demeures n’est pas toujours là où on l’imagine, installée et assurée pour la vie : elle est toujours à construire et à recevoir comme un cadeau du Ciel.

Pr Luc Serrano

Télécharger l’éditorial : Edito pour septembre 2021 (Bâtir sur le roc)

Prière pour la PAIX :

« Dieu notre Père, que notre amour soit vrai ! Dieu notre Père, nous Te prions pour une immense famille, celle d’Abraham ! En elle, juifs, chrétiens et musulmans se réclament tous du Père des croyants.

Mais, que de discordes, d’incompréhensions ou de haine entre ces frères trop souvent ennemis ! Pourtant, tous Te cherchent, Toi, le Dieu de la Vérité : ils Te cherchent avec sincérité, mais souvent trop persuadés de leur propre vérité.

Par Jésus ton Fils, apprends-nous la tolérance, la paix, la concorde. Mets au fond de nos cœurs le profond respect de l’homme qui, seul, Te rend témoignage. Et rappelle-nous que, sans Amour, aucune religion n’a de sens…

Par ton Esprit Saint, éclaire nos cœurs. Ainsi, ensemble, nous pourrons entrer dans une ère nouvelle de paix, de vérité, de justice et d’amour. »

Marie-Luce, missionnaire à Notre-Dame du Sacré-Cœur d’Issoudun (Indre en Berry)

(En partage d’une paroissienne de l’EPU d’Indre et Creuse)

 

 

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